mardi 10 décembre 2013

Dimanche dans les Monts d'Arrée -2-

Une petite mise en jambes dans les sentes gelées et boueuses, les sous-bois et à travers les landes du Yeun (à revoir ICI) nous conduit désormais vers les Noces de Pierres.

Cet alignement de mégalithes, appelé AN EURED VEIN, est composé de 77 menhirs de relative petite taille (le plus grand dépasse à peine 1,50 m), sur une longueur d'environ 330 mètres ;  mais aujourd'hui, on n'en aperçoit guère plus d'une vingtaine.

La dernière fois que nous les avions "visités", c'était en 2009 (à voir ICI), la végétation était dense et il fut extrêmement compliqué de les apercevoir. Mais en période hivernale, les herbes sont quelque peu étrécies et  pour notre plus grand plaisir le site a été nettoyé.



Au milieu de cet alignement, nous serons attirés par un ensemble curieux :


et nous ne manquerons pas de remarquer les différentes inscriptions sur la pierre centrale.. inscriptions qui nous ont laissés pantois (à ce jour, je n'en ai pas trouvé l'explication)

sur le dessus

à l'arrière

de face

sur un des deux côtés (l'autre étant vierge ou trop abimé)

Si quelqu'un a des pistes, je suis preneuse....

La légende des Noces de Pierres, selon le baron de Pylaie (XIXème siècle)

Une noce paysanne, possédée par le démon de la danse, aurait refusé de laisser le passage au recteur de Brasparts qui allait porter l'extrême onction à l'un de ses paroissiens mourant. L'homme d'Eglise et l'enfant de choeur qui l'accompagnait ont dû marcher à travers landes et broussailles pour accomplir leur mission. Quant aux noceurs, la puissance divine les a punis pour leur méchante attitude. A la dernière note de la dernière danse, ils furent changés en pierres !"





La faim commençant à se faire sérieusement sentir, nous décidons de retourner vers le village de Brasparts afin de nous restaurer et reprendre notre petite virée vers le Tuchenn Kador... pour attraper le soleil couchant...

à suivre






lundi 9 décembre 2013

Dimanche dans les Monts d'Arrée -1-

Une idée nous est venue, comme ça .. celle de découvrir les Monts d'Arrée au lever du jour.. surtout qu'en hiver le lever du soleil est particulièrement magique, avec des luminosités et des couleurs particulières.. un régal pour les photographes..

Sauf que... il aurait fallu qu'on se lève plus tôt !!! enfin sortir du lit un dimanche à 7h15 c'est quand même pas commun.. mais le temps de nous préparer et de faire le trajet qui prend environ une heure, nous avons vu le soleil se lever, mais trop tard. Aussi, avons nous décidés d'attendre le crépuscule... la magie aura été toute aussi présente..

Du coup, nous avons passé notre journée à vadrouiller tout autour du point stratégique que nous nous étions donné, le Tuchenn Kador...

Petite mise en jambe, dans une campagne bien gelée... la température avoisine 0°.. les sentiers, les herbes sont couvertes d'une fine couche blanche ...mais le ciel bleu nous fait un peu oublier la froidure qui nous pique le nez ...

Nous démarrons du parking de "La ferme des artisans" pour nous diriger vers les bois, que nous connaissons déjà, mais que nous apprécions tout autant... nos yeux forcément visent peut être quelques champignons, mais le froid ne leur a laissés aucune chance, à part un ou deux !!!! non comestibles...

Le soleil réchauffe doucement l'atmosphère, la terre se réchauffe doucement.... et nous aussi...

Nous décidons finalement de nous diriger vers le Lac de Brennilis en passant tout d'abord par un petit bois de pins où là nous découvrons la maison des Korrigans !





et enfin, le sentier nous mène au lac... dans toute sa splendeur hivernale.






De là, nous empruntons le chemin des tourbières, à travers le Yeun Elez...

Il est presque midi, et il fait toujours aussi froid

Nous empruntons une sente, mi gelée, mi boueuse... et je ne manquerai pas d'ailleurs, au grand dam de Nounours, de m'offrir une jolie gamelle dans la gadoue !!!



De là, nous remonterons vers le site des Noces de Pierres.....

à suivre.....




lundi 11 novembre 2013

Le cap de la Chèvre

Ce dimanche, le temps semblait se vouloir clément et nous a emmené sur la presqu’île de Crozon (Finistère), au lieu magique qu’est le cap de la Chèvre. 


Magique et impressionnant avec ses falaises de plus de 100 mètres qui s’effondrent dans une mer sans cesse bouillonnante, même par faibles marées.


Le sommet couvert de landes de bruyères et d’ajoncs est quadrillé de nombreux chemins de randonnée promettant de belles promenades. Mais notre but était plutôt de descendre au pied des falaises..



C’est par un chemin fort étroit et escarpé que nous entamerons une descente qui durera plus d’une demie heure… l’a-pic est important, les nombreux cailloux roulant sous nos pieds pouvant provoquer une chute sans appel. Mais avec un Nounours plus que prudent, je ne suis pas inquiète.




Nous arriverons enfin sur la grève, où les galets sont tout aussi peu favorables à la marche.



Les falaises nous présentent leurs strates de grès comme des ondes défiant le temps et les éléments. Elles dévoilent aussi des schistes pourprés et bien d’autres couleurs sublimes.








Malgré nos regards avisés, nous ne trouverons pas de minéraux et de fossiles, mais resteront sans voix devant la beauté du site, immense et fragile à la fois.



Pendant que Nounours s’aventurera un peu plus loin, je me poserai, les yeux tournés vers la mer qui se déroule avec fracas sur le rivage.





Des méduses ça et là semblent ne pas avoir résisté à une telle force.


Nous rencontrerons un Monsieur qui nous dira faire la descente quotidiennement, pour nettoyer la grève de ces objets contre-nature, objets jetés de bateaux de passage ou laissés là par des indélicats et que la mer a rejetés. Nous serons impressionnés par son « agilité », même chargé, à remonter la falaise.




Ce qu’il nous faudra faire d’ailleurs sans tarder, car la pluie s’est invitée, et le sol commence à être lourdement détrempé, les rochers et les pierres bien mouillées, dont annonciatrices de danger.

La remontée fut compliquée, je l’avoue… j’ai eu un peu la frousse… chaque pas en avant non assuré et c’était la dégringolade. Toujours est-il qu’une fois remontés au sommet, je n’étais pas peu fière de ce « petit exploit »…

C’est trempés « comme des soupes » que nous sommes rentrés à la maison, fatigués aussi, heureux, non sans avoir été se réchauffer de l’ambiance irlandaise du Tara Inn à Brest.



Une belle journée…

jeudi 10 octobre 2013

Le colombier de Lanhalla

Ou Langalla

Cette bâtisse du XVIIème siècle se trouve sur la commune de Plouarzel en Finistère.





Elle est encore en très bon état.

Hélas, je n'ai pas trouvé d'infos la concernant...


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...