vendredi 2 mai 2014

Kilcumin


La pluie du jour de notre arrivée a très vite laissé place à un temps magnifique. Il fait chaud, presque trop même… le ciel est incroyablement bleu, et là, notre chère Erin s’offre à nous sous ses meilleurs habits de lumière …. Paysages aux couleurs sublimés… douceur de l’air… que demander de plus.



Nous sommes retournés au petit port de Kilcumin. Un endroit que nous apprécions particulièrement, de part aussi son histoire française. C’est là que le 25 août 1798, le Général Humbert (sous les ordres de Bonaparte) est venu aider les irlandais à s’affranchir du joug anglais.



J’avais vu sur le web, que les tempêtes de l’hiver avaient mis à mal ce petit port, et je fus agréablement surprise  de constater que tout avait été remis en état, et que même le speed-way du coup avait subi un bon gros lifting. Nous resterons un petit moment aux alentours, Nounours accroché à la falaise … à la recherche de quelque trésor (fossile ou autre), et moi sur l’estran… 


Nous ne sommes pas rentrés les mains vides… (je vous en parlerai plus tard).


Non loin du port se trouve une petite chapelle entourée d’un petit cimetière que nous avions déjà visité. 


Nous y cherchons cette fois-ci une pierre gravée de deux croix de St-Patrick, ainsi qu’un cadran solaire de l’âge pré-chrétien… Nous ne les avions pas vu la dernière fois.




Sur place, alors que nous sommes à observer chaque pierre tombale, chaque stèle, nous rencontrerons une dame irlandaise d’un âge certain, qui, nous entendant nous exprimer s’est avancée vers nous et dans un français plus que parfait nous a proposé de s’associer à nous pour cette recherche.. et ensemble, nous avons trouvé…








(n’ayant pas le temps de faire des recherches approfondies sur ces deux pierres, je vous reparlerais à mon retour… si je reviens !!). Il y a bien aussi la petite fontaine, mais là aussi je vous donnerais plus de précisions plus tard




A suivre ......

mercredi 30 avril 2014

Nous y voilà !

J’ai compté les mois, les semaines, les jours et le D Day est enfin arrivé. Vive excitation qui s’est emparée de moi, à tel point que j’ai « obligé » mon Nounours à nous amener à Roscoff presque trois heures avant l’embarquement…. Des fois que le bateau parte sans nous !!!


Une fois le pied posé à bord, une certaine sérénité a commencé à nous envahir. Nous retournons chez nous ! J’ai bien eu quelques moments d’angoisse quand le commandant a annoncé une traversée difficile avec au départ des forces 5/6 pour monter jusqu’à 7/8 en cours de nuit ;  j’avais de mauvais souvenirs de notre traversée de 2008 et je dois avouer que j’étais quelque peu affolée. Mais j’avais décidé de ne pas être malade. Après un copieux dîner, et un petit tour au piano-bar, il était temps d’aller dormir, déjà pour être en forme pour le lendemain, mais surtout pour ne pas compter les heures de la traversée (14 heures y compris le décalage horaire).
J’ai dormi quasiment comme un bébé… et n’ai rien senti de la tempête. Et pourtant Nounours m’a assuré que cela avait « bien bougé ».
Un peu tristounette de découvrir à notre arrivée que l’Irlande était toute enveloppée dans un épais brouillard 


et après un débarquement qui fut très long (la passerelle est tombée en panne !) nous foulons enfin le sol de la verte Erin…. Et là, sous une pluie battante. Mais qu’importe…. Nous y sommes enfin !


Nous programmons Juliette, qui va nous amener jusqu’au cottage qui se trouve Crillaun Ross, petit village du Mayo, entre Foxford et Castlebar.

Les éclaircies nous laissent percevoir ce paysage que nous aimons temps… pas de souci pour Nounours qui a retrouvé tous les réflexes de la conduite à gauche pendant que, armée de mon APN, je commence à mitrailler…. Peu importe les quelques gouttes sur le pare-brise, j’essaie de tout emmagasiner…. Même si ces images resteront intemporellement dans ma mémoire, je veux croire que celle-ci puisse peut être avoir quelques défaillances…. Alors !!!





Nous ferons une pause à Carrick-on-Fergus, pour déjeûner, dans un petit restaurant que nous avions découvert il y a trois ans déjà, et que nous apprécions beaucoup. La gentillesse de la patronne, le « tout fait maison «  nous y amène à chaque voyage… si vous y passez un jour, je vous conseille les muffins, mais aussi le « toblerone » maison énorme, croustillant et fondant.. une tuerie pour les papilles !
…..




L’arrivée au cottage :

Nous voulions du « sauvage », du nature… nous en avons eu.
Après de quatre heures de route… Juliette commence à s’affoler, et nous amène sur des routes improbables.. où l’herbe s’est installée. 




C’est un endroit que nous ne connaissons pas du tout, et du coup, nous perdons aussi nos repères… mais après avoir un tout petit peu tourné en rond, nous découvrons le cottage … dans un décor idyllique






Mais non, ce n’est pas celui-ci, mais celui-là.



Nous trouverons un petit mot sur la porte qui nous souhaite la bienvenue. Et nous nous installons. Très vite, car nous voulons faire le tour de ce qui sera notre chez nous pendant deux semaines.


A une petite centaine de mètres du cottage se trouve le lac où Nounours ira taquiner le brochet…






 à suivre ….

lundi 3 mars 2014

Les mégalithes de Kermorvan


Cela fait un petit moment déjà, voire plusieurs années, que nous arpentons la presqu'île de Kermorvan (Le Conquet, Finistère)

est en 1624 qu'une première carte y mentionne la présence de monuments mégalithiques. Réputé haut lieu du mégalithisme, le site a subi les outrages du temps et des hommes (guerres successives, récupération des pierres, etc). Aujourd'hui, il faut un oeil averti pour essayer de les voir, puisque les "survivants" sont bien cachés dans les broussailles de fougères et de pruneliers.

Mais ce n'est pas ce qui nous arrêtera... nous avons envie par nous mêmes de constater "l'étendue des dégâts" !! et l'expression n'est pas faible. Force est de constater en effet qu'il ne reste pas grand chose, mais ces petits riens, nous les avons trouvés, et bien plus nombreux qu'on a bien voulu nous le dire.

La première approche ne nous offre que quelques pierres, profondément enterrées. Impossible de savoir de déterminer de quoi il s'agit 


en tous les cas, leur position laisse penser qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre de la nature.

Un peu plus loin, les deux premiers menhirs émergent de la broussaille... petits, trapus, à peine visibles d'ailleurs




Petite inspection de plus près, histoire de voir si quelques marques (cupules peut être) sont encore visibles mais leur dégradation ne nous laissera que des doutes


Un petit regard en arrière, pour plus tard, pouvoir se souvenir de l'endroit où nous les avons trouvés, la végétation fait vite à tout recouvrir

Un peu plus loin, encore un menhir, cette fois ci, pas seul...

un peu plus grand celui ci, un peu plus dégagé des ronces


A quelques mètres de lui, à l'ouest, un menhir couché


et sur la façade est, encore une autre pierre couchée... mais là, il semble qu'il s'agisse d'une dalle de couverture ou d'élements de l'enceinte mégalithique



Un autre encore, au coin d'un pré, de faible taille, trapu





il est fort abîmé et à sa base on peut voir des traces de brulures (à une date indéterminée, un feu allumé au pied de ce menhir aurait provoqué des fractures de la pierre).. Il semblerait qu'il ait été utilisé il y a fort longtemps comme appui d'un abri pour charrette, abri dont il ne reste rien.
Nous y avons également découvert quelques traces que nous avons identifiées comme étant des cupules



Un grand bonheur pour nous sera la découverte d'une allée couverte avec des piliers ornés.. et cela se fera, nous les en remercions vivement, grâce à Eric M. et ses parents qui n'ont pas hésité à enlever la broussaille tout autour afin que nous puissions découvrir la merveille.

Ce monument avait été découvert en 1898 lors du creusement d'une tranchée militaire. Il a subi de nombreuses dégradations, notamment au cours de la seconde guerre mondiale où les dalles de couverture et certains piliers ont été détruits ou réutilisés.







La journée se terminait et nous n'avons pas eu forcément le temps d'observer l'ensemble des dalles.... mais nul doute que nous y reviendrons pour approfondir nos recherches. 

Nous avons prospecté encore tout autour de la presqu'île.. sûrs qu'il y en a d'autres à trouver. Les dernières tempêtes ayant érodé la falaise et la dune nous avons pu apercevoir des amoncellements de pierres, sans pouvoir nous en approcher en raison du danger, mais qui nous laissent bien perplexes encore (affaire à suivre)



cet endroit nous plaît particulièrement. et nous n'avons pas fini d'y revenir...


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...