dimanche 20 septembre 2020

Pour le plaisir, en urbex




S'il m'a été donné dans ma petite vie de braver quelquefois l'interdit, ou le non autorisé, aujourd'hui j'en ai découvert le vrai sens, avec de grandes émotions.

Je n'aurais jamais imaginé un jour me retrouver en mode "urbex".... j'en avais envie, mais pas eu l'occasion. Il a suffit d'un mot glissé dans une conversation pour que je découvre, cachée au fond d'un bois, une magnifique bâtisse abandonnée.



Ce manoir, de style néogothique a été construit à la fin du XIXème siècle.

Imposante, elle offre une magnificence architecturale qui laisse sans voix. Les bâtisseurs, les propriétaires ont laisser divaguer leur imagination. 








A chaque recoin, portes, fenêtres jusqu'à  la toiture l'on découvre des sculptures minutieuse,s éclectiques, mais sublimes : gargouilles, fleurs de lys, etc... ainsi que de nombreux éléments en fer forgé.



La véranda de l'entrée est juste une invitation à la rêverie. J'imagine bien le soleil se glissant à travers les arbres, apportant sa douce chaleur au travers des vitraux, en nombre dans toute le manoir.



Les imposants chiens qui gardent l'entrée n'ont pas empêché la dégradation des lieux. 





Quelle tristesse !

A l'intérieur, la grandeur des pièces, les ornements qui subsistent, encore très beaux, rappellent que cette demeure a eu une vie, sans doute une très belle vie. 








L'on pourrait aisément imaginer ses occupants évoluer au milieu de toutes ces merveilles. L'élite de l'époque devait s'y retrouver sans doute pour de belles réceptions... et de bons moments.

Vues du dernier étage :









Malheureusement, les murs déchirés, les sols éventrés, les boiseries cassées nous sortiront de notre rêverie.










Nous avons visité le lieu, un peu au pas de course, avec en tête en permanence que nous bravions l'interdit.

Nous sommes repartis, comme nous étions venus, par le bois, sombre et tout aussi mystérieux que cette demeure




J'ai pris une dose d'adrénaline ... et de bonheur un peu gâché certes par une nature humaine irrespecteuse.

L'urbex est un loisir interdit, mais je ne regrette rien... et si c'était à refaire .....






lundi 14 septembre 2020

Chapelle Saint-Corentin, et sa fontaine

 


C’est à deux kilomètres du bourg de Plomodiern (Finistère), au lieudit l’Escobet, et bien nichées dans un bois que se trouvent la chapelle Saint-Corentin et sa fontaine.

La chapelle de style néogothique fut bâtie entre 1898 et 1900, sur les fondations d’une chapelle du XVème siècle dont ont été conservés le clocher et une croix placée au dessus du chœur.

















L’on dit que l’édifice aurait été érigé à l’endroit même où Corentin, l’ermite, s’était retiré pendant plusieurs années pour méditer.


La légende dit que cet ermite n’avait aucun souci à se faire pour se nourrir, il se rendait à la fontaine, y prenait l’unique poisson qui s’y trouvait, y taillait un morceau et le rejetait dans l’eau. Le lendemain, le poisson se représentait entier.




C'était du temps où Gradlon régnait, de sa belle ville d'Is, sur le pays de Porzay.


Roi de Cornouaille, il revint victorieux d'une expédition sur les côtes scandinaves, d'où il ramena la fée Malgwen qui lui donna une fille appelée Dahut. Sous son influence, il reprit la foi de son enfance et le culte des druides, jusqu'au jour où chassant, il rencontra dans son repère l'ermite Corentin. Ce dernier proposa au roi et à ses chevaliers un repas.


"Il pêcha à la main, dans la fontaine, un petit poisson et, de son couteau, le coupa en deux. Il rejeta une moitié dans la fontaine et donna l'autre aux cuisiniers... A la stupéfaction générale, la partie rejetée dans la fontaine était devenue un poisson complet, bien vivant... Et dans la friture... ce n'était pas un poisson qui se mit à fricasser, c'était plusieurs dizaines, de quoi rassasier tous les chasseurs... Devant ce prodige, le roi se dit que la religion de Corentin l'emportait de loin sur celle des druides... et il s'y reconvertit ».

Après la disparition de la ville d'Is, sous les flots, Gradlon construisit une nouvelle capitale au confluent de l'Odet et du Steïr : Quimper, saint Corentin en fut le premier évêque.




La fontaine est aujourd’hui placée à quelques mètres de la chapelle, mais ce se serait pas sa place originelle. Elle aurait été déplacée de sa source d’origine plus éloignée dans les champs alentours.

Ce petit monument, construit en pierre de Kersanton, abrite dans sa niche ogivale une statue du saint.



Certains diront que les personnes souffrant de rhumatismes viennent à la fontaine pour y revigorer leurs membres malades.



offrandes fleuries

L’endroit est paisible, ensoleillé et ombragé à souhait. L’on comprend aisément le choix de l’ermite





Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...