mardi 26 mai 2015

L'allée couverte du Dievet

Il y a longtemps que je n'avais évoqué dolmens, menhirs ou autres pierres.

Notre petite virée du week-end nous a emmenés du côté de Plounéour-Tres (Finistère), où nous avons pu découvrir ce magnifique ensemble que représente l'allée couverte du Dievet.

Il fut observé dès le début du XIXème par le Chevalier de Fréminville, qui en précisant sa forme plutôt carrée, donne les dimensions de la table, relativement impressionnantes : 4.55 m x 2.27 pour une épaisseur de 0.80 m. Il parle également de pierres plantées qui "ne supportent rien", mais qui pourraient servir "d'avenue" au dolmen. Quelques décennies plus tard, les plans réalisés du monument montrent que deux voire trois des pierres ont disparu.


Dans son état actuel, l'ensemble ne mesure plus que 10,50 m de long pour une largeur maximale de 1,50 m. Il est composé de 12 orthostates organisés en deux lignes parallèles et de la dalle de couverture qui repose sur 4 piliers.



En 1934, C. Guénin rapporte une tradition se rapportant à l'allée : A 400 m au nord-est du bourg, près de la Grève de l'Enchanteur, il y avait autrefois une allée couverture d'au mins 11 a 12 m de long. Il n'en reste que 5 piliers soutenant une énorme table. Quand on voulut détruite le monument, les ouvriers virent les pierres abattues se relever, et l'on n'osa plus toucher au reste de la chambre. 
Cette petite histoire, raconté en 1911 est également évoqué en 1985 par P. Sébillot, mais l'auteur la rapporte à un cromlech.




(infos recueillies dans l'ouvrage "Les mégalithes de l'arrondissement de Brest - Y. SPARFEL et Y. PAILLER)


lundi 25 mai 2015

Brume de mer

Je n'avais jamais vu ce "phénomène" et je dois avouer que c'est assez impressionnant.

Alors que nous nous baladions tranquillement sur une plage du côté du Goulven (Finistère), nous avons pu assister à la transformation du paysage, par l'arrivée d'une brume de mer (ou stratus maritime).














Phénomène assez courant, parait-il en Bretagne, la brume de mer apparaît souvent par un temps ensoleillé. A un moment donné, un contraste entre les masses d'air chaud et froid se produit et des stratus se forment . Ils arrivent de nulle part et apparaissent sur place. Ils sont très fins, de l'ordre de 100 à 200 mètres d'épaisseur. Ils disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus...

En tous les cas, c'est impressionnant... et quelque peu fantasmagorique....


jeudi 9 avril 2015

Les "favelas" de Maison Blanche

Le petit port de Maison Blanche est situé dans le quartier de Saint-Pierre, en sortie de Brest, en direction de Sainte-Anne du Porzic.



Avant la Seconde Guerre Mondiale, à cet endroit, existait un petit village de pêcheurs, ainsi qu'un four à chaux utilisée pour le blanchiment des maisons.

1940, une marée noire enflammée détruit complètement le village qui ne sera jamais reconstruit.

Quelques années plus tard, les pêcheurs et les plaisanciers investissent les lieux et y installent des cabanons colorés qui serviront de stockage pour le matériel de pêche.







Aujourd'hui, c'est une association créée en 1975 qui gère la location des cabanes. Les locataires sont tenus de les maintenir en état et de les repeindre avec de vives couleurs.

c'est un véritable petite village en soi, avec des "rues" nommées à l'image de l'endroit, atypique.














Maison Blanche est devenue un véritable rendez-vous où se partage en toute convivialité, la vantardise des pêcheurs assortie de quelques grivoiseries !!!



mercredi 3 décembre 2014

DownPatrick Head

Irlande 2010

En quittant le petit village de Killala (co Mayo), en direction de Ballycastle, on ne s'attend pas vraiment au spectacle qui nous attend à DownPatrick Head.

Le paysage verdoyant de champs et de prairies s'effondrent brusquement dans la mer dans un fracas assourdissant.




Ces falaises, vieilles de plus de 350 millions d'années reçoivent de plein fouet, et dans une violence incroyable, les vagues de l'océan.. et ce même par temps calme..



Nous avons laissé la voiture sur le parking pour prendre le petit sentier. Dans un premier temps, nous découvrons un gouffre de plus de 30 m de profondeur (Poll na seantoine) provoqué par l'effondrement de la roche sous les assauts de la mer.


L'on raconte d'ailleurs que lors du soulèvement de 1798, les insurgés tentèrent de s'y cacher pour échapper aux Anglais, mais qu'ils furent tous emportés par la marée. Une plaque commémorative leur rend hommage.


Nous nous approchons, presque impatients, de Dun Briste, un promontoire rocheux qui s'est détaché de la falaise et qui d'ailleurs fait la notoriété de l'endroit.



L'endroit est magique, impressionnant.

Malgré l'épaisse couche de roche sous nos pieds, nous sentons sous nos pieds les vibrations de la mer qui s'engouffre dans les interstices de la falaise qui lui sont offerts, ou plutôt qu'elle a créés au fil des millénaires. Sensations toutes particulières où se mêlent curiosité et vertige.



Ce rocher fait l'objet de nombreuses légendes. Celle la plus retenue est l'histoire d'un ogre, Geodruigse, qui vivait à l'emplacement de ce rocher. Il exaspérait Saint Patrick qui demanda à Dieu de l'en débarrasser. Au lendemain de cette prière, le sol s'effondra dans un grand fracas autour de l'ogre qui se retrouva ainsi isolé sur le rocher...

Il y a quelques années, des archéologues se sont fait déposer sur Dun Brist, certainement les premiers hommes à fouler ce sol depuis longtemps. Leur petite visite ne fut pas vaine puisqu'ils y découvrirent les restes d'une maison médiévale, des crêtes de culture, et une pierre ronde, certainement destinée à moudre le grain.

Nounours n'a pas hésité lui, à s'approcher au plus près du bord...


Nous y avons d'ailleurs aperçs des pêcheurs qui ne semblaient nullement impressionnés par la hauteur et le  fracas des vagues...




Nous avons tout de même rencontré Saint Patrick, enfin l'hommage qui lui est fait pour avoir débarrassé l'endroit de l'ogre lunatique



Aujourd'hui encore, les pèlerins qui lui rendent visite lui laissent une piécette en remerciement.. accompagnée certainement d'un voeu.

Non loin de là, nous avons découvert les restes d'une sépulture, impossible à dater, certainement très ancienne.

*

et un peu plus loin les restes d'une structure d'habitation ou de corps de garde, mais sans plus de précisions non plus


Enfin, sur le chemin du retour, nous nous sommes rendus compte que nous marchions sur un ring, de l'âge de bronze certainement..


Si aujourd'hui DownPatrick ne représente plus vraiment un grand intérêt archéologique, il reste le paradis des pêcheurs et des ornithologues qui ne pourront se lasser d'observer les oiseaux nicher à flanc de falaises, nullement incommodés par le bruit




Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...