lundi 14 septembre 2020

Chapelle Saint-Corentin, et sa fontaine

 


C’est à deux kilomètres du bourg de Plomodiern (Finistère), au lieudit l’Escobet, et bien nichées dans un bois que se trouvent la chapelle Saint-Corentin et sa fontaine.

La chapelle de style néogothique fut bâtie entre 1898 et 1900, sur les fondations d’une chapelle du XVème siècle dont ont été conservés le clocher et une croix placée au dessus du chœur.

















L’on dit que l’édifice aurait été érigé à l’endroit même où Corentin, l’ermite, s’était retiré pendant plusieurs années pour méditer.


La légende dit que cet ermite n’avait aucun souci à se faire pour se nourrir, il se rendait à la fontaine, y prenait l’unique poisson qui s’y trouvait, y taillait un morceau et le rejetait dans l’eau. Le lendemain, le poisson se représentait entier.




C'était du temps où Gradlon régnait, de sa belle ville d'Is, sur le pays de Porzay.


Roi de Cornouaille, il revint victorieux d'une expédition sur les côtes scandinaves, d'où il ramena la fée Malgwen qui lui donna une fille appelée Dahut. Sous son influence, il reprit la foi de son enfance et le culte des druides, jusqu'au jour où chassant, il rencontra dans son repère l'ermite Corentin. Ce dernier proposa au roi et à ses chevaliers un repas.


"Il pêcha à la main, dans la fontaine, un petit poisson et, de son couteau, le coupa en deux. Il rejeta une moitié dans la fontaine et donna l'autre aux cuisiniers... A la stupéfaction générale, la partie rejetée dans la fontaine était devenue un poisson complet, bien vivant... Et dans la friture... ce n'était pas un poisson qui se mit à fricasser, c'était plusieurs dizaines, de quoi rassasier tous les chasseurs... Devant ce prodige, le roi se dit que la religion de Corentin l'emportait de loin sur celle des druides... et il s'y reconvertit ».

Après la disparition de la ville d'Is, sous les flots, Gradlon construisit une nouvelle capitale au confluent de l'Odet et du Steïr : Quimper, saint Corentin en fut le premier évêque.




La fontaine est aujourd’hui placée à quelques mètres de la chapelle, mais ce se serait pas sa place originelle. Elle aurait été déplacée de sa source d’origine plus éloignée dans les champs alentours.

Ce petit monument, construit en pierre de Kersanton, abrite dans sa niche ogivale une statue du saint.



Certains diront que les personnes souffrant de rhumatismes viennent à la fontaine pour y revigorer leurs membres malades.



offrandes fleuries

L’endroit est paisible, ensoleillé et ombragé à souhait. L’on comprend aisément le choix de l’ermite





mercredi 26 août 2020

Le Monument du Quiniec (Morbihan)

A découvrir, dans le Morbihan, ce chaos rocheux sur la route de Ploemel à La Trinité, au lieudit Kerivin :


Au premier passage,j'ai cru apercevoir parmi les grottes et autels, des "pierres" pas ordinaires. 

Et je ne m'étais pas trompée, même vu de loin, j'avais bien reconnu des "restes" de monuments mégalithiques.. et pour cause..

Cet ensemble de culte a été créé en 1924 par l'Abbé LeFranc (recteur de la paroisse) qui, pour ce faire, a réuni un grand nombre de pierres mégalithiques déplacées pour certaines de la route d'Auray, du bourg d'Halgouët, du bourg du Tallec et de Locmaria.

On peut accéder au sommet par plusieurs escaliers où les orthostates sont bien présents








J'ai été attirée de part et d'autres par toutes ces pierres prélevées (savait-il Mr Le Recteur qu'il profanait des tombes en procédant ainsi ???)




Au sommet, se trouve la croix dite de Croaz Ven, certainement taillée d'ailleurs dans un menhir (!)




Au bord de la route, se trouve également une croix romane (dont l'origine est inconnue semble t'il), la croix de Mane Bley (colline du Loup)
Surprise aussi par la quantité de pierres rondes, dite pierres druidiques ...




On y trouve également, toujours en bordure de route, un bénitier..






Ce site, dédié à La Vierge Marie et à Sainte Bernadette, 





et comporte en son sommet une grotte type "grotte de Lourdes".








Là encore, on voit bien les origines des pierres utilisées.

Je dois avouer que je suis restée perplexe voire dépitée devant cet ensemble qui n'est pas classé aux MH.



dimanche 23 août 2020

Le Rocher de l'Impératrice

 

A quelques encablures de Brest, dans la forêt de Kererault à Plougastel-Daoulas, ce promontoire rocheux domine la vallée de l’Elorn. Les amateurs d’escalade, les photographies s’y pressent pour s’engloutir de sensations fortes et magiques.

Magique, c’était pour moi le mot encore cette fois-ci. Un ressenti énorme quand je grimpe les sentiers pour accéder au sommet. 








La forêt dominante semble le protéger. 


Chaque rocher, chaque pierre dégage une grande énergie, et une fois au sommet, pas trop envie d’en redescendre.






Savoir qu’il y a quelques 15.000 ans, la vie y était très présente est très subjectif. A cette époque le « monticule » devait surmonter une vaste steppe parsemée de nombreux cours d’eau, avec très peu d’arbres. La rade n’existait pas !! le niveau de la mer était à ce moment là plus bas de près de 100 mètres de moins, et la côte devait se situer à plus de 100 kms soit au niveau de l’île Molène.

Ce promontoire était le lieu idéal pour les chasseurs-cueilleurs de l’époque Azilienne/magdalénienne. Les nombreuses découvertes faites depuis près de 30 ans ont largement confirmé cet état de fait. Des outils, des pointes de flèches, mais encore plus impressionnant des plaques de schistes gravées, pour certaines comportant des motifs géométriques (traits, triangles), mais aussi des représentations figuratives (animaux), attestant par la – même de la transformation de la société paléolithique vers le culturel.

© 2017 N. Naudinot et al./PLOS One/ cliché N. Naudinot, croquis C. Bourdier

Sachant cela, la chasseuse que je suis, a fait l’ascension les yeux rivés au sol, des fois qu’une petite taille de silex se soit échappée du fond de la terre, les yeux rivés sur les rochers dans l’hypothétique espoir de voir un signe de nos ancêtres. Peine perdue,  mais n’en déplaise à mes détracteurs, j’ai bien senti leur présence. J’ai senti cette force qui émane de la nature, qui fait ce que nous sommes, guidés par Elle seule ; en fait je m’y sentais juste bien.



Au sommet, la vue est vertigineuse. J’ai un instant, voulu être un aigle pour pouvoir survoler le site encore mieux. Bon, je ne suis pas Icare, et n’ai pas vraiment le souhait de me brûler les ailes au soleil !!!










Une énorme sensation de vertige (que je n’ai habituellement pas), m’a conseillée de redescendre tranquillement même si j’y étais bien restée, accrochée comme cette bruyère


Je sais juste une chose... je n’ai pas encore tout vu, tout ressenti. J’y retournerais


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...