vendredi 7 août 2020

Lannédern, l'enclos paroissial



Si l’on évoque Saint Edern, ce serait à la fin du IXème siècle, époque à laquelle il quitta son pays l’Irlande pour évangéliser l’Armorique. La légende prétend que Saint Edern y aurait établi son ermitage, au bois de la Roche. Il y aurait eu d’ailleurs sa sépulture.

La paroisse de Lannedern est issue du démembrement de la paroisse primitive de Pleyben.

Aux XVI et XVIIème siècle, si ce soin de terre était peu peuplé, il n’en était pas moins florissant et riche, ce qui a valu au Conseil municipal de l’époque de tirer les cordons de la bourse pour bâtir l’actuel enclos paroissial.  C’est d’ailleurs une des rares paroisses de Bretagne à avoir conservé son enclos dans sa totalité : église, calvaire, ossuaire  et cimetière, tout cela dans un enclos délimité par un muret de pierre. Un décret napoléonien de 1804 demandait d’éloigner les cimetières de l’église, Lannedern l’a ignoré et les paroissiens continuent d’être enterrés dans le cimetière entourant l’église.

Si l’extérieur semble austère, comme tous les édifices religieux, on reste surpris par la magnificence des œuvres qui s’y trouvent, pour certaines datées du XV voire XVIème siècle.







Le clocher daterait de 1611

Le bénitier, et Saint Philibert
Les nombreuses reliques, pour certaines très anciennes
Saint François d'Assise
Le panneau de vie de Saint Edern
Le retable du rosaire (1660) - la peinture n'est pas d'origine





Le retable de Saint Philibert

Un des nombreux blochets qui ornent la charpente

La pieta
L'ange du Jugement dernier

L'OSSUAIRE

L’ossuaire, ou chapelle Sainte-Anne, date de 1660. Il est doté d’une façade remarquable, munie de quatre baies en plein cintre et d’une porte médiane surmontée d’un fronton en demi-cercle, et accostée à deux bénitiers. Au dessus des fenêtres sont des têtes d’anges, niais, au toupet pointu, dont le crâne a fondu dans les joues, et qui voltigent entre des têtes de morts.



LE CALVAIRE

Sur le calvaire, à hauteur du fût, Saint Edern est représenté chevauchant un cert. La croix est montée sur 3 marches et un dé ocotogonal. Le croisillon mouluré, d’où surgissent la croix du Sauveur porte en outre un Ecce-Homo et les statues de Notre Dame, Saint Jean, Saint Pierre et la Madeleine.


Le Tombeau de Saint Edern


L'oeil est attiré en sortant par la beauté de la porte, certes quelque peu abîmée, mais néanmoins témoin d'artisans passionnés




J'ai été interpellée, parmi toutes ces oeuvres, par cette inscription au sol, datée de 17?8, peu ouvragée, mais faite sans aucun doute par un fidèle attentionné





lundi 3 août 2020

Huelgoat, ma force

De retour dans la forêt d'Huelgoat. Aller chercher la force que la nature sait si bien nous donner. Généreuse, elle l'est, sans conditions. Ou peut-être si, une seule : la respecter.

Ce dimanche c'est quasi au jour levant, sous un soleil timide que j'ai voulu m'y rendre. 



Quitter la ville, ses bruits, ses odeurs, humer la résine des arbres, l'humus à peine humide par ces derniers jours trop chauds avec très peu de pluie, écouter le bruissement du vent dans les arbres encore bien verts, et découvrir.



Cette forêt, je pourrais, je l'ai parcourue des dizaines, peut être des centaines de fois, elle m'offre toujours un réel plaisir, elle me donne la force. 





Elle m'invite aussi à regarder, et voir autre chose que de simples rochers ou arbres, 


Invitation à s'enfoncer dans les méandres de la terre ?


profil ?

J'aime me laisser éblouir par le soleil qui joue à cache-cache avec les arbres.... la vie ?



Découvrir et écouter le clapotis d'un ruisseau. L'eau source de vie aussi




Je ne pense à rien, je rêve parfois dans cette forêt où j'imagine toute la vie qui a pu tourner autour et en elle.



stèles, mais de quelle époque ? gauloises sans doute.. placées le long d'un sentier ou ancien ruisseau



Cuvette naturelle, ou oeuvre humaine. J'ai eu l'occasion, en des endroits multiples d'observer cette forme qui ressemble fort à un lieu sacrificiel païen (druidique ?)... mon imagination ???? j'ai quand même un peu envie d'y croire.

Et en deça de toutes ces découvertes que la forêt veut bien me donner, elle me donne aussi. Au prix de quelques kilomètres parcourus sous les arbres, au prix de quelques égratignures aussi qui me rappellent d'être prudente et attentionnée, la nature m'offre.

Elle m'offre la beauté, le danger, la gourmandise à venir !!!


champignon chou-fleur ou morille des pins (comestible !) 
et je n'ai pas osé le ramasser !!!

trop joli pour être honnête celui-ci


pieds de mouton


et qui est-ce qui va se régaler ???? Merci Dame Nature !

Encore une belle journée qui s'est terminée par un retour à la "civilisation". Là j'avoue c'est difficile...  

Dans une autre vie, je devais être un animal de la forêt !!!!!


Oui mais lequel ????





Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...