dimanche 7 mars 2021

Chapelle Saint-Nicodème

 


La chapelle Saint-Nicodème, située au lieudit Kergonan, sur la commune de Ploeven a été érigée sur la période fin XVIème/début XVIIème, avec des agrandissements et aménagements au cours des siècles suivants.







C’est une église en forme de croix latine avec chevet à pans coupés.

Le clocher-mur amorti en dôme, renversé par une tempête, a été refait, ainsi que le pignon ouest en 1712.

Le transept sud porte les dates de 1593 et 1607 : on retrouve ces dates sur les inscriptions à peine lisibles aujourd’hui : « J. Quemeneur fa.1593 » et « Davo. Faz 1607) »




Sur le dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712.

La bâtisse comprend trois fenêtres flamboyantes dont les arcades sont terminées par une corniche moulurée.






surprenant, aucun des vitraux n'est en couleurs


Quatre portes donnent accès à la chapelle, elle aussi magnifiquement ornées





Les détails des ornements sculptés sont témoignages de la ferveur avec laquelle les chapelles et églises étaient érigées






Près de l’église, le calvaire d’une hauteur de 5,10 m est daté de 1637 ; il est en granite (socle) et pierre de kersanton. Œuvre du sculpteur Roland Doré, il porte un cartouche reprenant le nom de Y. QUEMENEUR, comme à d’autres endroits par ailleurs de la chapelle. Il semble que la famille QUEMENEUR ait été très impliquée dans la construction de l’édifice.

 






Deux pardons sont célébrés dans cette chapelle. L’un le second dimanche après Pâques, en l’honneur de Saint-Nicodème, protecteur du bétail,  ; le second, le cinquième dimanche après Pâques, en l’honneur de Saint Isidore, saint patron des laboureurs.

A ces occasions, des offrandes étaient déposées dans deux bahuts situés au fond du transept de l’Eglise, l’un destiné à recevoir du beurre, le second des queues de cheval ou de vache.

Jusqu’en 1914, le lieu fut utilisé comme « foire à bestiaux ».



Par contre, je n'explique pas qui, comment et pourquoi, JC a été accroché dans l'arbre à l'entrée de l'enclos ?? si quelqu'un sait ....

lundi 1 mars 2021

Le village des Plomarc'h

 Douarnenez - Finistère



C’est dans le prolongement du port du Rosmeur, à flanc de falaises, en pleine ville, et surtout bien caché, que se trouve le site naturel des Plomarc’h.





Ce parc de 20 hectares est surprenant. La nature omniprésente semble avoir ici arrêté le temps et son envahissement par des constructions modernes et éclectiques et souvent peu harmonieuses.



Les arbres, majestueux, d’un âge canonique, surplombent les allées du parc, offrant de leurs branches tortueuses une protection contre les vents marins et le soleil.





Les grandes parcelles de verdure, bordées de murets, sont propices à une pause, face à la mer.





Et dans toute cette nature luxueuse est le village des pêcheurs de Plomarc’h qui daterait du début du XIXème siècle. En 1820, on ne dénombrait pas moins de 23 maisons et trois mazières qui comprenaient toute un petit courtil. 

















Ces maisons aux murs de granit étaient chaulées (revêtues de chaux) chaque année aux environs de la Saint-Michel. Le sol était en terre battue, le chaume de seigle qui recouvrait les toitures fut progressivement remplacé par les ardoises. Toutes les bâtisses tournaient le dos à la mer et leurs ouvertures étaient de petite taille pour se protéger du vent du nord.



Plusieurs lavoirs rappellent la vie quotidienne d’antan.








Aujourd’hui, certaines de ces bâtisses, restaurées, ont été transformées en gîte d’étape, permettant à leurs occupants du moment de profiter de la ferme pédagogique qui a été créée tout autour, où sont élevés de nombreux animaux domestiques de race bretonne. Hélas, il était encore tôt, la plupart n’était pas de sortie lors de notre visite.





La découverte de l’endroit n’a été que partielle, j’y retournerais... les vingt hectares du parc de Plomarc’h recèle encore bien des secrets, mais ce sera pour une autre fois.

Je suis assez fière que l'on ai pu me faire découvrir cet endroit (Merci Babs)

un jour de presque printemps




aussi fière que Mr le Paon !!!!







 


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...