vendredi 13 juin 2014

Les cupules du Reun

Non loin du menhir du Reun, (Treffiagat - Finistère) dont je vous ai parlé par ICI, se trouve une allée couverte, aujourd'hui hélas complètement ruinée.


Elle présentait un couloir de 8,5 m de long sur 1,4 m de large avec une chambre fermée par une dalle verticale. Les orthostates en granit pouvaient atteinte jusqu'à 2,4 m de long pour une hauteur de 0,8 m et reposaient sur la roche qui formait le fond du monument. Des murs de pierres sèches y étaient inclus notamment dans la chambre.


(c'est tout ce que l'on peut voir à l'intérieur quand on y pénètre)

Cette allée couverte était protégée par un tumulus de 20 m de diamètre pour une hauteur de 1,30 m.

L'intérêt aujourd'hui ne se situe pas sur cette allée couverte, mais sur ce qui l'entoure : les cupules et autres gravures sur les roches qui l'entourent.

Sur la dalle de couverture, on en aperçoit à peine quelques uns





On nous avait parlé de ce site lors de notre visite au Musée de la Préhistoire de Penmarc'h, et nous étions sur le coup un peu déçus de la pauvreté de ce que nous avions trouvé. Mais en explorant tout autour du monument, nous avons été largement récompensés :

C'est en 1967 que furent découvertes ces premières traces par un agriculteur qui ne manqua pas d'en informer les services d'archéologie. Il en fut repéré à l'époque environ 440.

Puis en 1997, l'archéologue Michel Le Goffic en repris l'étude. Après avoir dégagé la lande autour du site, il estima le nombre de piétroglyphes à plusieurs milliers...












Là encore, on peut estimer que ces "marques" pourraient être liées au culte de l'eau, comme je l'ai évoqué dans mon article concernant le menhir qui se trouve à quelques mètres seulement.

Toujours est-il que c'est là que se trouve la plus grande concentration à l'air libre en Bretagne de gravures "rupestres".

Peut-être qu'un jour, à force de recherches, ces signes seront déchiffrés et nous apporteront un éclairage sur nos aïeux.









jeudi 12 juin 2014

Le menhir du Reun

Le menhir du Reun est situé sur la commune de Treffiagat, dans le sud du Finistère.

C'est une structure imposante puisqu'il mesure pas moins de 6 m avec une largeur en base de 2,50 m




Il est situé sur une falaise morte d'environ 7/8 m et domine le paysage, face à la mer

D'ailleurs, en breton, Reun se traduit par éminence rocheuse, tertre.

Les différentes fouilles effectuées tout autour de ce menhir, à partir du XIXème par Paul du Chatellier notamment, ont permis de découvrir quelques pièces de silex, des poteries, et des restes de bois calcinés. Nul doute que l'érection de ce menhir a été accompagnée d'un rituel.

Le menhir est situé sur un plateau rocher. Il a été "planté" dans une infractuosité rocheuse étroite où ont été insérées des pierres de calage. Sur les plateformes autour, l'on trouve des traces de découpage formant des "cuvettes". 




On peut aisément penser que ces formes ont servi, étant liées au culte de l'eau, puisque le menhir se trouve tout près d'une source qui ne tarit jamais.






lundi 9 juin 2014

Au Musée de Penmarc'h

Pendant ce week-end dédié à l'Archéologie, nous nous sommes rendus au Musée de la Préhistoire de Penmarc'h (Finistère).

Les chasseurs de menhirs et de pierres que nous sommes ont besoin de satisfaire leur curiosité, sans cesse grandissante, et surtout ressentent la nécessité d'éclairage et d'informations. Nous ne sommes que des néophytes et notre soif de connaissance doit sans cesse être étanchée.

J'en ai profité pour emmener dans ma besace les petites découvertes sur les sites que nous avons visité ça et là.

A l'extérieur du Musée il y a un grand nombre de stèles, pierres rondes, menhir, des reproductions de coffres et d'allées couvertes.


Comme je le disais donc, dans ma besace, j'avais emporté :


des silex trouvés sur la presqu'île de Kermorvan au Conquet et près de l'allée couverte de Kernivit


des morceaux de poterie trouvés sur l'estran, près de l'ïle Tariec

Nous avons commencé à faire le tour des diverses expositions du musée qui contient des trésors :


et nous nous sommes bien évidemment intéressés aux "nombreux cailloux" !





ainsi qu'au schéma qui en explique la provenance :

Nous avons été plus que ravis de nous entendre dire que nous avions un petit trésor.. nos pierres ont été "validées" comme étant des outils (lames) ou des éclats de travail. 

Les poteries quant à elle, selon l'animatrice, seraient bien datés du Néolithique...

Nous sommes repartis à la maison le coeur léger et heureux, bien décidés à poursuivre nos recherches dans ces endroits que nous affectionnons particulièrement... donc... c'est une histoire à suivre.





vendredi 6 juin 2014

Aghagower Round Tower

Aghagower (ou Aughagower) est un petit village du Mayo. Son nom en Irlandais "Achah Gobbhair" signifie "Champ des Sources".

La première chose qui m'a interpellée lorsque nous avons traversé ce village, c'est bien évidemment sa tour ronde, mais également l'immensité du cimetière enfin des qui s'étendent de chaque côté de la route.

De nombreuses plaques commémoratives toute plus belles les unes que les autres rappellent que ce village fut un centre religieux important. Saint-Patrick (eh oui encore lui, y aurait séjourné lors de son pèlerinage vers le Croagh Patrick.  

La petite cité se situe sur ce qui était la voie processionnelle royale de Cruachan (autrefois le Connacht) et plus tard sur le tracé du grand pèlerinage qui va de Ballintuber au Croagh Patrick.

Le fondateur de la paroisse, en 441, était Saint-Senach qui fut ordonné archevêque par Saint Patrick.



La Tour n'est pas très grande, elle mesure environ 16 m de haut pour un diamètre d'environ 5 m. La porte quand à elle est à 2,20 m du sol. 


Elle fut dépossédée de son "capuchon" par la foudre qui selon une légende locale aurait été "éjecté" à près d'un demi-mile !


Cette fois-ci, j'ai pu jeter un oeil à l'intérieur.




Les ruines de l'église qui se trouve tout près correspondant à une construction du XIIIème siècle, bâtie sur les restes de la précédente.





INSOLITE :

A l'entrée de certains cimetières irlandais, il y a parfois un plan de l'endroit avec les tombes identifiées.

Nous avons été surpris de voir qu'il existait la sépulture de Thomas Gale, décédé en 1770 à l'âge de 137 ans (serait-ce une erreur de frappe du graveur ???)

En tous les cas, cette sépulture était en très bon état ! et malgré mes recherches, je n'ai rien trouvé concernant ce personnage... (mais je trouverais !)


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...