lundi 17 novembre 2014

Mary la rouge

Petite histoire irlandaise, celle de "Maire Rua" autrement dit Mary La Rouge (O'Brien), histoire qui accompagne le château de Leamaneh (comté du Clare)



En 1639, Mary Mac Mahon épousa Conor O'Brien, seigneur du château de Leamaneh.

A ses côtés, elle combattit ardemment l'envahisseur anglais ; mais le 25 juillet 1651, Conor tomba dans une embuscade tendue par les soldats de Cromwell et mourut de ses blessures le lendemain dans les bras de son épouse.

Mary, dans un élan de hardiesse se rendit à Limerick afin de rencontrer Ireton, commandant en chef de l'armée de Cromwell. Elle déclara impétueusement qu'elle épouserait le premier officier anglais qui aurait le courage de lui demander sa main et c'est ainsi qu'elle convola en juste noces avec un jeune porte-étendard, John Cooper. Un soir qu'il était un peu plus ivre que d'habitude, elle s'en débarrassa en le jetant par une des fenêtres du château.

De nombreuses histoires se sont racontées au sujet de Mary, en raison de sa violence et de sa cruauté. Ainsi, lorsqu'elle était insatisfaite de ses domestiques, elle n'hésitait pas à les faire pendre, laissant leur dépouille en pâture aux corbeaux. Les hommes étaient pendus par le cou, les femmes par la chevelure.

Elle avait un appétit sexuel insatiable et séduisant tout autant les jeunes hommes ou les jeunes femmes.

Elle ne tarda pas à avoir une réputation de sorcière.

Les circonstances de sa mort restent un mystère. Pour les uns, elle fut enterrée vivante par ses ennemis dans un arbre creux et mourut de faim, Pour les autres, lors d'une nuit de tempête, alors qu'elle chevauchait entre Ennis et Corofin, sa longue chevelure rousse se prit dans les branches d'un arbre, elle tomba de cheval et mourut.

Quelles que soient la ou les vérités racontées à son sujet, l'on dit qu'aujourd'hui elle hante le château de Leamaneh et ses alentours...

Alors....









mardi 11 novembre 2014

Ceathrù Thaidhg

Souvenir, Benwee head, avril 2011... (co Mayo)

Encore une petite rando bien plaisante que nous avons à notre actif... décidément, l'Irlande nous fait plaisir.

Nous attend un circuit d'une dizaine de kilomètres, à travers monts et tourbières. Dénivelé 180 m, donc cela ne devrait pas être trop compliqué !


Plus nous avançons vers Benwee head, plus nous nous enfoncerons dans une région profondément gaélique. La double inscription sur les panneaux disparaît au profit de cette langue ancestrale


Et bien on va faire avec !!! et encore une fois Juliette (notre GPS.. eh oui nous lui avons donné un nom), ainsi que la carte OS N° 22 (Ordonnance Survey) nous seront d'un grand secours.

C'est sur le parking du lieudit Seanscoil que nous lâcherons le véhicule pour entamer notre balade. Le temps est superbe et déjà, couleurs et senteurs nous envahissent


(Rinroe Point)

Nous passons non loin d'un cimetière dans lequel nous apercevons un petit cairn ou tumulus, sur lequel se trouvent une croix gravée ainsi qu'une stèle qui doit bien dater du VII ou VIII ème siècle. Nous ne nous attardons pas, nous avons du chemin à parcourir




Avant d'atteindre la "montagne", nous traverserons une petite zone dunaire.. pour l'instant cela a l'air facile... Là encore, je voudrais bien m'arrêter pour tout photographier mais bon, j'attrape avec mon âme ces couleurs que j'affectionne tant...



Nous sommes surveillés par les autochtones qui se demandent bien ce que nous faisons là !!!


Nous entamons la montée. J'ai les yeux rivés au sol à la recherche de quelques "pierres" pas ordinaires. Pas la peine, Nounours en a trouvé un (quartz laiteux).. un peu gros pour ma collection


La montée se veut relativement facile, et je suis fascinée par le paysage qui m'entoure... je pourrais le contempler des heures...




L'air est chaud, le vent s'est quelque peu calmé, nous nous sentons bien, je me sens bien. Mais là ça commence à grimper un peu plus dur !!




Passé le "raidillon" nous entamons notre périple à travers les tourbières

La vue que nous avons est absolument fantastique, d'un côté les monts et tourbières, de l'autre la mer. Pas un bruit, à part le ressac des vagues qui s'écrasent sur les rochers. Plus un brin de vent cette fois-ci, pas âme qui vive, le bonheur quoi ....



La montagne, la mer, les couleurs, les senteurs nous envahissent à chaque pas.. et nous fait presque oublier le chemin à parcourir.




Tout se découpe, s'entremêle.. Nous sommes déjà fatigués et pourtant nous n'avons parcouru que la moitié du circuit qui je vous le rappelle fait environ 10 kms... allez on y retourne


Pause déjeuner dans une petite "vallée" près d'un ruisseau.



Découverte d'un fossile géant (Echinopora -Crétacé)... trop gros pour être emporté.. donc clic clac, dans la boîte


Plus loin, traversées des exploitations de tourbières, dont certaines laissées à l'abandon pour que la nature refasse son travail




Notre retour à la civilisation sera marquée par le passage près d'une sculpture moderne, dédiée aux Enfants de Lir"...


Nous finirons notre rando tranquillement, je dois avouer même péniblement. Et même si le panneau en gaélique nous conseille d'y aller doucement, il n'était nul besoin de le dire


Si la journée fut éprouvante pour nos mollets, il va sans dire qu'elle fut empreinte d'une magie qui restera gravée dans nos mémoires, pour laquelle même un millier de photos  ne pourront représenter vraiment.



jeudi 23 octobre 2014

Letterkeen loop walk (Irlande 2012)

Ce fut notre première randonnée du séjour 2012, et pas la moindre, au coeur de la chaîne des Nephin (co Mayo)

Nous nous sommes levés très tôt, avons englouti un copieux petit déj, et avons pris la route, direction Newport. Il fait relativement froid ce matin, à peine 4°.

De la route, nous apercevons le Nephin Beg, avec sa jolie coiffe nuageuse...



Près du Lough Gall, une rencontre avec les maîtres des lieux, mais pas le temps de s'attarder..



Nous arrivons enfin au départ du "loop", le parking est désert. Forcément, il est tôt, et il fait vraiment froid, mais nous sommes bien couverts. La couche nuageuse nous inquiète un peu, nous tacherons de faire vite.. autant que faire se peut



Nous longerons l'Altaconey river sur environ 1 km...



et entamerons la montée par les chemins des troupeaux


Ce que nous voyons, ce que nous ressentons est indescriptible. Même les photos ne représentent que faiblement la grandeur de nos émotions. Nous sommes "seuls au monde" !





La montée se complique un peu. Nous nous retrouvons sur un ancien lit de rivière pas stable du tout, et lorsque nous voulons en sortir, c'est pour nous retrouver dans les tourbières détrempées !



Tiens des humains sont déjà passés par là. Fort heureusement, ils ont laissé une marque de leur passage parce que les poteaux d'indication du parcours ne sont guère visibles... Nous apporterons d'ailleurs notre contribution aux petits cairns



Chaque effort est récompensé par la beauté, l'immensité de ce qui nous entoure, même si le soleil se fait timide, voire absent





Mais l'heure tourne et nous sommes loin d'avoir fait le tour. Donc en route



Nous voilà à mi-parcours, on redescend.

Et là, le mot tourbière prend toutes ses dimensions. Nous nous trouvons sur une portion de chemin complètement inondée et bien évidemment, je ne manquerai pas de m'y "vautrer".....



et c'est devant un chemin forestier, un vrai chemin que nous prendrons notre pause déjeûner, fort méritée d'ailleurs...


Ce chemin nous mènera à l'orée de la forêt de Letterkeen. Cela fait du bien de marcher sur du plat, les jambes ont déjà pas mal souffert...


Mais le petit bonheur est de courte durée... il nous faut reprendre une ascension






La pluie ayant fait son apparition, il nous faut vraiment presser le pas. Nous amorcerons la descente, la bonne cette fois ci... mais avec prudence, la pluie ayant rendu les roches très glissantes.



C'est au coeur de la forêt, et sur un sentier aménagé que nous terminerons les 2.5 kms qu'il reste à parcourir sous une pluie dense et froide.






Nous retrouvons Altaconey river, grossie par les ruisseaux de la montagne...





Nous arrivons enfin à notre point de départ, trempés et boueux, et nous resterons un moment dans le refuge Brogan Carrole Bothy pour nous changer et nous réchauffer avant de rentrer...


Voilà, pour une première rando on s'en sort pas trop mal .... (11 kms, dénivelé 250 m)


Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...