lundi 18 mai 2020

We will survive - 18 mai 2020

63ème jour D8 – Observation

Petite pause depuis quatre jours... histoire de. Histoire de souffler un peu, histoire de voir comment cela se passe.

En fait tout semble avoir repris le cours quasi normal des choses. La circulation, avec ses bouchons, ses impatients, ses fous du volant, est revenue. C’est juste étourdissant.  Finalement je m’étais bien habituée au calme.

Surprise aussi de voir l’affluence dans les magasins, et pas forcément alimentaires. Les gens se précipitent chez les discounters de babioles, les magasins de vêtements... la fièvre acheteuse.

Si les mesures barrières et de distanciation sont en général bien observées par les magasins, il n’en est pas de même pour la clientèle : peu de masques portés, distances non observées.. surprenant !

En même temps, la ville de Brest n’a toujours pas distribué les masques !!!! Mais où sont-ils ? Les transports en commun, en début de semaine, étaient en mesure de donner aux usagers un masque chirurgical à chaque montée dans le bus, pour les personnes non équipées, mais la distribution s’est arrêtée faute d’approvisionnement.

On marche vraiment sur la tête !!!! une véritable mascarade.

MASQUES A RADE,  s’est mise en pause fabrication.  En petite pause tout du moins. L’ensemble des publics dans le besoin a été pourvu, les demandes se font moins nombreuses.

Un atelier-couture a été organisé pour celles et ceux qui souhaitaient apprendre à fabriquer soi-même leur masque. Un succès, chacun est reparti avec son œuvre, heureux finalement de voir que ce n’était pas si si compliqué.



Et pendant cette petite pause, où chacun a pu retrouver un peu les siens, profiter de promenades dans la nature, tout ne s’arrête pas.

Les idées ont fourmillé dans la tête de Mary. Comment vont gérer les personnes à déficience auditive ce port de masque. Comment lire sur les lèvres. Après de multiples  « réunions dans sa tête » comme elle se complaît à dire, et de nombreux essais, EUREKA ! Mise au point d’un système de masque à visière transparente. Il ne restera plus qu’à trouver les industriels qui sauront le fabriquer, voire l’améliorer. Un  grand espoir est né. D’autant plus que ce type de masques pourra servir à d’autres.

https://www.letelegramme.fr/dossiers/comment-se-passe-le-deconfinement-a-brest/des-masques-transparents-pour-travailler-avec-des-publics-sourds-18-05-2020-12553874.php?fbclid=IwAR2VzrI97PwBvr7HgOkpLj9L32WIkYKUjebaKMnk_W6_LfrBKiSG_twZS70

Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, une récompense en quelque sorte, une chanson, écrite avec le cœur par le groupe BEUR BRETON, uniquement pour MASQUES A RADE, avec ses joies, ses peines, ses élans. L’émotion était grande lorsque nous l’avons écoutée la première fois, nous avons versé notre petite larme....

J'ai passé plusieurs heures, une partie de la nuit, à poser les photos sur les vidéos, souvenirs de moments intenses passés ensembles.



Je suis un peu étourdie en ce moment, étourdie par ce moment que de liberté que j’attendais. Ce n’est pas une vraie liberté, même si l’impression le laisse.  Même si je peux enfin profiter un peu plus de ma fille et de son petit, je pense à mes fistons et leur petite famille qui sont trop loin de moi. Je ne sais pas quand je pourrais les voir... cela me désole un peu. Je sais qu’ils vont bien, c’est le principal.

Demain je retourne au centre. Encore de nouvelles instructions, de nouvelles règles, avec des protocoles lourds et compliqués... le cerveau va bouillir !!!!

 

 

We will survive


vendredi 15 mai 2020

We will survive - 14 mai 2020


59ème jour D4 – Tension en baisse

On prend les mêmes et on recommence ... Ré-organisation, protocoles, qui fait quoi, qui est où ? et ça recommence. Deux mois durant il a fallu s’adapter, et nous l’avons fait. Et voilà que le confinement met tout à la poubelle, et on recommence. C’est fatigant, je suis fatiguée.

La tension n’est plus vraiment là, au propre comme au figuré. Il suffit de bien suivre les règles, d’être bien obéissants, et tout ira pour le mieux. Je les comprends ces règles, je les suis. D’ailleurs je n’ai pas le choix, on aurait vite fait de me le rappeler.
Pourtant, quand je regarde au dehors, dans la rue, dans les magasins, je ne suis pas sûre que tout le monde ait bien compris. Autant dans les petits magasins, on insiste pour que vous soyiez masqué, que vous respectiez la « distanciation »... dans les grandes surfaces, ce n’est pas la même. Même non protégé vous pouvez y entrer, quinze dans le même rayon,  ce n’est pas grave, côte à côte non plus. Ce qui compte c’est le chiffre d’affaires.

Fâchée par ces masques qui ont apparu comme par magie dans ces fameuses grandes surfaces, j’ai pris la décision de ne pas y mettre les pieds. Je n’engraisserais pas les gros capitaux.  Le commerce de proximité, les petits producteurs, ce sont eux qui feront changer les choses. Enfin je veux y croire.

Et ces fameux masques... dimanche il y avait un vent de panique sur la cité du Ponant ; aucun masque n’avait été distribué par la municipalité. Les buralistes et les pharmacies en étaient pourvus ou pas.

Et les plus inquiets sont venus voir MASQUES A RADE, ou les couturières du coin, j’ose l’espérer d’ailleurs. Elles ont besoin de se retrouver, au moins pour pouvoir vivre.

Je suis allée au Centre aujourd’hui, même si ma nuit, mon réveil ont été compliqués. Je suis fatiguée. J’ai décroché en milieu de journée. Pendant toutes ces dernières semaines, j’ai donné sans compter, sans faire fi de moi-même.. mon corps me le rappelle.. Doc a dit : tension en baisse, épuisement de la bête. Faut lever le pied.

Mais comment lever le pied quand les masques tant annoncés n’arrivent pas dans les pharmacies et autres points de vente (juste pour les grandes surfaces) ! c’est juste dingue.

On nous parle de deuxième vague, mais finalement, cette fois-ci ce ne sera pas la faute de ces « indisplinés » de français qu’elle arrivera. C’est triste.

MASQUES A RADE est là, pour les plus démunis, celles et ceux qui travaillent, mais ne pourra pas éternellement se substituer aux entités qui nous gouvernent. Je suis triste et en colère.

Finalement la pression va remonter

Merci à Rozenn et Mary, et les autres aussi pour ce petit clin d’œil bonheur et sourire, pour le grand art parmi les centaines de masques qui sortent de leurs petits doigts





We will survive

jeudi 14 mai 2020

We will survive - 13 mai 2020


58ème jour D3 – jamais sans ton masque

Enfin c’est le mot d’ordre maintenant non ?

Et le mot d’ordre de Masques à rade aujourd’hui, c’était « masque oui », avec plaisir.




Toujours en restant dans les directives de fabrication d’un masque tissu, l’équipe s’est fait fort aujourd’hui de faire et se faire plaisir.





Nous avons continué notre production de masques, plus détendues peut-être ?


En même temps, pas vu passer les masques de la ville de Brest. Ils ont peut être coulés dans la rade !!! Bon, j’arrête mon cynisme.

Un gros tri dans les tissus récoltés, et voilà que nos couturières ont fait dans le stylisme... ce n’est pas anormal. Quitte à porter des masques, autant qu’ils soient beaux...






Alors, oui, pourquoi pas.

Bon j’avoue, j’ai fait ma capricieuse, et j’ai été gâtée.



Nous avons eu pas mal de visites aujourd’hui pour des dons de masques, des personnes toujours comme on dit par chez nous « à la rue », sans protection pour aller travailler. Pour nous c’est juste inconcevable.

La détente, ce fut aussi un super déjeuner préparé par une des bénévoles. 


Nous nous sommes régalés, et remis au « travail » vite fait. Jusque 20 heures pour certaines.

 Entre rire et sérieux, les masques continuent de naître sous les doigts de fées, simples ou plus élaborés..

Demain retour au « vrai » travail. Et là ce sera une autre histoire. J’ai le cerveau bousculé entre ordre et contre-ordre, sans vraiment savoir où l’on va vraiment. Je le dis, je suis fatiguée. Et je me demande combien de temps cela va durer.

La vie reprend son cours tout doucement, ou pas d’ailleurs, vu la circulation, vu les mouvements qui s’opèrent ça et là. Les magasins ont ré-ouverts, ils sont bondés. Est-ce que vraiment tout va redevenir comme avant ???



We will survive

mardi 12 mai 2020

We will survive - 12 mai 2020


57ème jour D2 – Merci

On ne pourra évidemment pas manquer aujourd'hui que c'est la journée internationale des Infirmières. Une seule journée ? une seule journée vraiment pour leur dire merci... c'est juste... pas juste. J'ai une pensée pour elles, qui, en ces débuts de dé-confinement reprennent à peine leur souffle, inquiètes peut-être des prochains jours, inquiètes sans doute, comme nous le sommes nous aussi, et qui comptons aussi beaucoup sur elles...

J’ose croire que lorsque tout cela sera fini, nous ne contenterons pas de leur dire merci, nous ne laisserons pas retourner dans l’ombre et que nous battrons tous à leurs côtés, de quelque manière que ce soit pour les élever au rang qu'elles méritent vraiment... vraiment.

Retour au centre aujourd’hui. Je suis partie très tôt ce matin. Il faisait à mon goût très froid. Sans doute une nuit un peu trop courte me l’a fait ressentir tel que.

Je suis arrivée très tôt à Landerneau. Le jour peinait à se lever, le soleil, timide tentait une percée pour illuminer tout l’environnement. Il était si pâle qu’il me faisait penser à un soleil d’hiver. Ah oui, mais les Saints de Glace, nous sommes en plein dedans.



J’ai traîné un peu le long de l’Elorn, en fait jusqu’à ce qu’il fasse vraiment jour. J’étais seule, tout était silencieux, comme si la ville était encore confinée. J’ai respiré l’air frais, j’ai pensé. 

Cette solitude qui me pesait tant pendant le confinement, à ce moment là, elle me faisait un bien fou. Je pensais à tous ces jours compliqués derrière moi, derrière nous. J’ai été surprise de réaliser que quelque chose avait changé en moi. Quoi, je ne sais pas encore. Mais est-ce vraiment utile de savoir le « pourquoi du comment ».





La reprise au centre a été très compliquée. J’ai parfois l’impression, quand j’entends mes collègues parler, qu’il n’y a que lorsque j’y suis que les journées sont « hards »... Là encore il n’y a pas grand-chose à comprendre. Nous étions un peu plus nombreuses . Certaines d’entre nous revenaient après un confinement depuis le début, un peu perdues, un peu angoissées. Je l’étais tout autant. Comment retrouver celles et ceux avec qui nous avions tissé des liens avec la même attitude quand les barrières sont là. Ne pas s’approcher l’un de l’autre, s’éloigner si un geste involontaire d’approche est fait, se parler de loin. Prendre mille et une précautions quand on reçoit un usager. C’est juste... dingue, mais nécessaire.

Et en parlant de barrières, j’ai quand même pu constater que cela n’est pas trop respecté. Les magasins sont à nouveau bondés, l’éloignement n’est pas forcément là. Dans la rue, peu de personnes sont protégées. Cela m’effraie un peu. La deuxième vague... non, non, non, je n’en ai pas envie, personne n’en a envie d’ailleurs.

Ce soir, c’était réunion au sommet ( !) avec bulles et pizza... et barrières obligent. Mais ce fut un moment fort agréable. Nous réfléchissions entre autres, au devenir de Masques à Rade. Nous n’arrêterons pas de suite, pas tant que nous serons sûres que plus personne n’aura besoin de nous.

Je suis fatiguée . Je viens de réaliser que cela fait vingt heures que j’ai les yeux ouverts...

Il est peut être temps que j’y aille non ? Bon demain, je ne vais pas au centre. Je pourrais me lever un peu plus tard, peut être.

Le malheur d’aujourd’hui est le père du bonheur de demain.

We will survive

lundi 11 mai 2020

We will survive - 11 mai 2020


56ème jour D 1 – Premier jour

Et voilà, nous voilà dé-confinés.

Et bien, d’une journée à l’autre, ça change. 

La circulation est revenue dans la ville... c’était presque étourdissant.  J’avais quand même bien pris l’habitude de circuler peinarde, d’avoir les rues et les voies de circulation presque à moi toute seule. Bon, ne pas oublier que maintenant il faut remettre le clignotant, ne pas rêvasser aux feux, ou m’arrêter n’importe où pour prendre une photo !!!

J’ai pu aussi constater que finalement, certains automobilistes n’avaient pas changé leurs bonnes habitudes, queues de poisson, klaxons d’impatients, et même insultes !!! ça promet.

Un petit tour à l’atelier vite fait, prendre la liste de courses, nous sommes en manque de certains matériels, faire trois magasins en moins d’une heure pour trouver le produit qui va bien, magasins d’ailleurs bondés de monde. La fièvre acheteuse est là....

Je m’étais promis de me reposer cet après-midi. Et bien loupé.

J’avais trop besoin de voir ma fille et son petit, j’ai passé un moment avec eux, à distance bien évidemment, enfin pas trop non plus, il ne faut pas exagérer ; même si il n’y a pas eu d’embrassades ou d’accolades, ce que je regrette bien, l’amour était là.. et ça c’est juste du bonheur. Je suis assez surprise que mon petit-fils de 2 ans, si câlin, n’ait pas demandé d’en avoir justement. Aurait-il quelque part compris la distanciation ? J’ai des doutes !

Je m’étais promis de rentrer tôt. Et bien loupé !

J’ai traversé la ville de long en large pour aller déposer des masques dans des structures que je ne peux évoquer par confidentialité, aller récupérer des tissus et des dons alimentaires que nous redistribuerons aux plus démunis. 

Je suis rentrée à 20h.

Et là, j’ai réalisé que... il fallait que je mange un peu !!

Mais surtout que je me repose car demain, je suis au centre. 

Je suis un peu stressée. Comment va être cette reprise, qui va être là, qui ne va pas l’être. Toute l’organisation mise en place pendant ces deux derniers mois va être à nouveau chamboulée, il va falloir se réadapter. Cela promet de « belles » journées en perspectives.

Je veux résolument être optimiste malgré tout ce que j’entends, et je suis sûre que les efforts de chacun seront payants.

Quand je dis qu’il est toujours bon d’avoir plusieurs langues étrangères à son arc, ça peut aider :  la notice des masques distribués par les municipalités !!!!




We will survive

dimanche 10 mai 2020

We will survive - 10 mai 2020


55ème  jour  - The last one !

Nous l’avons tous tellement attendu ce jour, ce dernier jour...

Je n’ai pas envie ce soir d’entrer dans toutes les polémiques qui tournent autour de ce dé-confinement, j'essaye de ne pas être négative. Je reste consciente, et vigilante, c’est tout pour le moment.

Aujourd’hui, dimanche, pas de répit pour nous. Direction l’atelier de Masques à Rade (de Brest).

Nous continuons de produire, de fournir, toujours gratuitement, et nous sommes aidées par des bénévoles à domicile que nous apprécions beaucoup.







Le rythme est moins effréné c’est sûr, mais nous restons sur le qui-vive, même si nous sommes plus détendues. 

Encore tout un tas d’idées fourmillent dans la tête de notre ingénieure en chef !!!! Rien n’est vraiment terminé, il faudra s’adapter.

Les masques n’ont pas été distribués sur la cité du Ponant.

J’ai rencontré aujourd’hui un monsieur âgé, tout en panique parce qu’il ne trouvait de masque nulle part. Je l’ai invité à passer à l’atelier. Je lui en ai remis, l’ai rassuré autant que j’ai pu.

La reprise du travail, la reprise de l’école, tout cela risque d’être très très compliqué.

Le soleil nous a accompagnées tout au long de cette journée. Une météo presque estivale. On aurait presque eu envie de filer sur la plage, ou aller se balader ! oui mais non ! Nous sommes encore confinées.

Demain sera un jour nouveau.  Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir faire de cette journée. Mince 24 heures ne suffiront pas, j’ai envie de tellement de choses... 

J'ai envie tellement envie de revoir ma fille, mon petit-fils, même si je sais qu’il faudra y mettre de la réserve (je n’aime pas le mot distanciation). J’ai tellement envie de revoir mes fils, et leur petite famille, sauf que cela ne sera pas possible tout de suite, la barrière des 100 kilomètres .... c’est trop con.

Retourner dans les Monts d’Arrée, retourner dans les bois, toucher les arbres, les sentir, les enlacer ; glisser mes mains dans le courant d’un ruisseau, laisser l’eau s’écouler librement entre les doigts ; regarder ce que la nature a fait pendant que nous ne la surveillions pas.

J’ai eu tellement d’invitations ce soir, pour le week-end prochain qu’il va me falloir tenir un agenda, ou alors, arrêter le temps...

Comment vais-je retrouver tous ceux que j’aime ? est-ce qu’ils auront changé, est-ce qu’à leurs yeux j’aurais changé ?

Je sais juste que je ferais tout pour que, à partir de demain, tout se passe le mieux du monde afin que :

We will survive

samedi 9 mai 2020

We will survive - 9 mai 2020


54ème  jour  - Dernière ligne droite

Il n’y aura pas de week-end pour les petites fées de Masques à Rade.

Dans deux jours, un grand nombre retournera au travail, et même si les employeurs doivent prévoir des mesures pour protéger le salarié, la vie quotidienne sera encore compliquée.

A Brest, les masques n’ont pas encore été distribués, c’est la panique pour celles et ceux qui retournent sur leur lieu de travail. 

Comment se protéger pendant le transport, j’entends bien entendu transport en commun, et aussi dans le quotidien. Bien sûr, ils ont le choix de les acheter en grande surface, ou à la pharmacie aussi ; Mais c’est un coût certain, et certains ne peuvent faire face à ce coût.

Nous continuons de produire. Nous avons eu et honoré des demandes de masques gratuits, et pour se détendre un peu des dernières semaines très stressantes et fatigantes, nous nous sommes faits un peu plaisir. De jolies couleurs, des motifs originaux. Il faut décompresser un peu.





Nous avons reçu en prêt 2 machines à coudre, les autres vont pouvoir souffler un peu, car elles ont « pris cher » ces dernières semaines.




Nous sommes toujours très gâtées par les personnes qui viennent nous voir, reconnaissantes de les aider... beaucoup  de sucreries... cela ne va pas arranger notre tour de taille !!!!

Mais ce qui nous émeut le plus, et nous fait verser une petite larme à chaque fois, ce sont les dessins d’enfants.  Comment résister à une pensée réfléchie d’un enfant soi-disant innocent ??




Je n’ai pas beaucoup « bossé » aujourd’hui, les filles me l’ont dit souvent !!!!!! j’avais un peu la tête ailleurs, la fatigue sans doute, l’angoisse aussi de cette sortie.

Mais non, je n’ai pas dit que je ne voulais pas sortir, au contraire. 

Comme chacun j’attends avec impatience lundi, avec une petite angoisse tout de même. Tout a changé autour de nous, les sentiments, les comportements. Je suis un peu effrayée.

Demain, ce sera encore atelier pour nous. La semaine prochaine aussi, pour celles qui ne reprennent pas le travail. Et promis les filles, je mettrais les bouchées doubles.

En rentrant ce soir, j’ai remis à deux SDF un masque de protection. J’ai choisi pour eux les plus jolis que j’avais. 

Leur sourire a été ma plus belle récompense.

We will survive

Trémazan, entre histoire et légende

  Du château de Trémazan, il ne reste guère que quelques ruines que la végétation dévore tranquillement. Néanmoins, l'imagination s'...